J’ai compris la sécurité affective dans les livres et j’ai trouvé comment l’intégrer à travers :

Mes rechutes dans le chaos, dans les silences trop lourds, dans les nuits où ma tête comprenait tout mais où mon corps continuait de trembler, dans mes choix de relations, dans des instants où je me suis demandée à quoi bon vivre.

J’ai mis des années à trouver un espace où je pouvais respirer sans être sommée de me taire.
Les mots ne suffisaient pas. Les diagnostics non plus. Ce qu’il me manquait, ce n’était pas qu’une explication c’était une structure et un être capable de contenir ce que je vivais et qui savez me lire.

Un être assez généreux pour être aussi authentique que moi sans avoir l’impression de « perdre » quelque chose. Un être courageux, capable de me montrer et verbaliser ses blessures quand je mettais le doigt dessus par mégarde à la place de me rabaisser pour se mettre en valeur et garder l’autorité. J’appelle ça du leadership émotionnelle, au dessus de l’intelligence émotionnelle. Aujourd’hui malheureusement un terme qui est galvaudé selon moi car il est souvent utilisé par des profils qui n’ont jamais vécu l’hypersensibilité d’une femme et ne peuvent donc pas en saisir les subtilités.

Sur mon chemin j’ai rencontré des accompagnants hautement compétents mais pour qui je représentais systématiquement un challenge. Ces expériences m’ont toutes apportées des leçons et j’ai beaucoup de gratitude de les avoir eu dans ma vie. Cependant, pour chacun, une part d’eux manquait à l’appel lorsque mon système en avait besoin pour résoudre. Leur authenticité et leur purté. Ils étaient derrière leur masque professionnel et la rigidité du « cadre ». Seulement, selon moi, on ne fait pas évoluer « l’être », un système ultrasensible et intelligent, dans un cadre. Encore moi un profil atypique comme le mien.
Les cadres c’est pour soulager les symptômes, pas pour résoudre les problématiques dans leur structure.

Aujourd’hui, je vois des posts de plus en plus viraux sur la théorie de l’attachement, l’intelligence émotionnelle…par des hommes pour les femmes. Rien n’est binaire mais selon mon expérience, les hommes sont excellents pour expliquer le fonctionnement masculin. Mais assez mauvais pour accompagner un système émotionnel féminin hypersensible, blessé, contrôlant, atypique et brillant. Les hommes qui attirent les femmes souhaitant résoudre leur problématiques ont en eux une dominance d’apparence masculine mais au fond terriblement féminine ce qui attirent les femmes blessées en recherche de soutien, en recherche du lien au père pensant y trouver un réconfort et compréhension. Celui-ci est souvent superficiel. Ce qui fait qu’il ne fonctionne pas sur les femmes capables de capter les incohérences.

Des hommes, souvent brillants, parfois avec un certain charisme en parlent avec aisance. Ils connaissent les théories de l’attachement, les circuits de la dopamine, les mécanismes de régulation émotionnelle, des méthodes de thérapie diverses et variées, des techniques de respirations, de méditations etc. Mais entre parler du fonctionnement, du lien et savoir le réparer sans contrôle, il y a un monde. Et ce monde-là, il ne l’ont pas traversé et si ils l’ont traversé c’est en tant qu’homme, pas comme une femme en a besoin.
Ce n’est pas une question de compétence. C’est une question de biologie. Parce qu’une femme hypersensible/ contrôlante même HPI ne se régule pas que par la logique, mais par se qui résonne en elle dans l’expérience. Son système perçoit avant de comprendre. Et quand la personne en face d’elle, même bienveillante, ne sent pas au même niveau ce qui s’active émotionnellement, même si il peut essayer de le comprendre : il se crée une dissonance subtile : un micro-décalage entre ce qu’elle vit et ce qu’on lui renvoie. La science confirme depuis plusieurs années les différences entre les cerveaux féminins/ masculins et nous pouvons retrouver ces informations notamment dans les travaux du Dr. Louane Brizandine.

J’ai pu constater que les femmes reconnaissent et lisent les signaux émotionnels avec plus de précision que les hommes, non parce qu’elles sont plus émotives, mais parce qu’elles ont été socialement et biologiquement configurées pour percevoir plus de nuance. Et encore plus quand elles ont subit des traumatismes élevés. Les hommes accompagnant, eux, tendent à sous-évaluer l’intensité des affects féminins non par malveillance, mais par différence de traitement émotionnel et de circuits neuronaux. Les méta-analyses le montrent : face à une même expression émotionnelle, les évaluations masculines sont plus rapides, plus analytiques, et souvent moins fines. Et ces écarts, minimes dans les chiffres, deviennent majeurs dans une relation d’aide où tout repose sur la perception du non-verbal.

C’est là que la plupart des approches échouent : elles expliquent au lieu d’apprendre à intégrer la régulation selon le système unique qu’il y a en face d’eux. Pourquoi ? Souvent trop de contraintes.
Ces approches traduisent en mots ce qui demande du silence et de la présence. Elles décodent quand il faudrait accueillir. Et les femmes qui ont un système similaire au mien sortent avec plus de savoir, plus de contrôle mais pas plus de stabilité.
C’est ce que j’ai vécu et j’ai longtemps cru que c’était moi le problème. Que ma lucidité était “trop”, ou pas « assez » que mes émotions n’étaient “pas normal”, que mes réactions étaient “disproportionnées”.
On m’a même dit être « une drama queen ». Puis j’ai compris : mon système n’était pas défaillant, il était désaccordé face à des hommes et des femmes qui ne savaient juste pas quoi en faire à part l’étiqueter. Mon corps ne trouvait pas d’autre corps capable de rester stable dans l’intensité. Alors j’ai commencé à reconstruire avec ce que je pouvais. Par des micro moments de présence ou l’autre tenait. Par des miettes, car ils ne pouvait pas le faire en conscience et avec constance. Jusqu’à arriver à rassembler des bouts de puzzle à l’intérieur. Pas à pas, j’ai pu, non pas seulement parvenir à me comprendre différemment, mais à me réguler et changer ma réalité.
J’ai cessé de chercher des réponses chez ceux qui observaient le phénomène et que j’écoutais à travers mes blessures. Je les idéalisais tous. Et c’est de là qu’est née ma méthode, une reprogrammation de l’identité émotionnelle pensée par une femme, pour les femmes, afin que la sécurité affective cesse d’être un concept et devienne un socle réel.

La différence entre eux et moi, elle est simple : ils savent en parler, ils savent charmer, moi, je sais le résoudre. Parce que je l’ai vécu. Parce que je l’ai traversé dans mon propre corps. Parce que parfois je fais des rechutes car la sécurité affective n’est pas une case à cocher. Elle s’entretient grâce à l’environnement. Parce que j’ai senti ce que c’est que d’être en feu à l’intérieur, tout en restant droite à l’extérieur. Parce que je sais que la vraie régulation ne s’enseigne pas, elle se co-vit. Je sais le niveau de présence et de cœur que cela demande. Je sais le niveau d’authenticité face a mes clientes que cela demande et je le donne car j’ai eu beaucoup de difficulté à le trouver réellement, sans faux semblant.

Parce que bien souvent face a une femme trop éveillée l’homme ou la femme accompagnante peut se fermer car ils ne parviennent pas à se regarder dans des parts fragiles et avoir assez de courage pour l’assumer pleinement.

Alors quand je vois des discours d’hommes aussi brillant soit-ils expliquer aux femmes hypersensible/ contrôlante comment gérer leurs émotions et leurs blessures alors qu’en réalité il ne les supporterait même pas en compagne, je suis lucide. Je sais qu’ils ne peuvent pas comprendre ce qu’ils n’ont pas vécu. Ce n’est pas une question de mauvaise foi c’est une question de nature et de contexte. Leur système ne répond pas au monde de la même manière que nous. Leur socialisation ne les a pas entraînés à percevoir la menace, le désaccord, la fatigue dans un « rien » en apparence pour eux.

Et c’est précisément ce niveau de lecture invisible, sensoriel, somatique qui change tout.
Les femmes que j’accompagne ne veulent pas être seulement comprise, elles veulent être stables et sereine naturellement. Elles veulent désactiver les schémas répétitifs sans s’effondrer, sans contrôler, aimer sans se perdre. Et ça, aucune théorie ne suffit à le vivre. Il faut l’avoir vécu, compris, puis reconstruit encore et encore pour imaginer à quel pour c’est précieux.

C’est pour cela que j’écris aujourd’hui, pour rappeler une vérité simple : L’être humain aime passer sa vie à parler des problèmes et en marketing c’est pareil pour attirer nous parlons du problème (quel style d’attachement as-tu ? Quelles est ta souffrance actuelle ? Etc) alors qu’on s’en contre fiche de votre style d’attachement, ça va rien changer à votre vie. La seule chose que ça va nourrir c’est le manque à l’intérieur de soi. Ce qui va changer votre vie c’est la direction vers la sécurité affective avec des actions adaptées pour VOUS. Point.

La sécurité affective ne s’explique pas, elle se transmet. Elle ne se prouve pas par des mots, mais par des actes adaptés. Et ça, aucune intelligence analytique, aussi brillante soit-elle, ne peut l’inventer. Seule l’expérience, l’engagement, la traversée, et la reconstruction donnent cette compétence-là.
Je n’ai pas « appris » la sécurité affective. Je l’ai bâtie, en m’agrippant au individu que j’ai rencontré sur mon chemin même si ils n’ont pas su tenir malgré tout leur bonne intention, j’ai chuté et j’ai recommencé, encore et encore. Aujourd’hui, je la transmets à celles qui veulent une structure capable de les recevoir, les lire, les faire évoluer vers ce qu’elle désire sans les rabaisser. Parce que je sais a quel point c’est difficile à vivre et à trouver alors je l’ai créé pour que vous puissiez vous y retrouver.

Mesdames, je vous aime et je vous vois. Tout vos blocages personnels ou professionnelles se trouvent dans la qualité de votre sécurité affective. Pourquoi ? C’est simplement le besoin numéro 1 de l’être humain dès lors de sa conception et ça n’a rien avoir avec l’amour.