Si je parle, je ne serai plus en sécurité.

Alors j’ai appris à me taire…

​J’ai appris à me taire. Pas juste avec ma voix, pas juste avec mon corps, pas juste avec mon cœur mais avec tout ce que je ressentais.
Je suis devenue invisible. Silencieuse.
Sage, disaient-ils.
En réalité, j’étais figée.
J’ai grandi dans un monde où il fallait sentir les émotions des autres avant qu’elles ne deviennent dangereuses.
Où les murs tremblaient. Où les silences coupaient plus que les mots.
Où la survie dépendait de ma capacité à ne rien dire, ne rien faire… et tout comprendre.

À 6 ans, j’ai quitté la maison familiale en pleine nuit, direction un foyer avec ma mère.
Deux ans plus tard, une schizophrénie sévère s’empare de mon grand frère.
Je grandis aux côtés des crises de cette maladie pendant plus de 15 ans.
A 6 ans, je prends un rôle que personne ne m’avait demandé de jouer :
celui de la médiatrice émotionnelle, de l’interrupteur humain entre la folie et l’effondrement.
A l’âge où les enfants apprennent à l’école, j’apprends à calmer des crises psychotiques.
En absorbant le chaos pour que les adultes autour de moi ne se détruisent pas. Je m’adapte, j’encaisse.

Là où je devais tout sentir, tout décoder, tout réguler… sans jamais s’écouter.
Mon vécu m’a appris ce que c’est d’être brillante à l’extérieur et brisée à l’intérieur.
Je sais ce que c’est de paraître forte et de s’écrouler dans les bras de personne.
Je sais ce que c’est de s’adapter jusqu’à oublier qui l’on est.
Je sais ce que c’est autant de disparaitre que d’être dominée par la colère.
Parce que j’ai vécu dans une maison où le monde intérieur n’était jamais sécurisé.

Ma singularité cognitive, avec un cerveau atypique et une dyslexie est située dans une zone de haute potentialité et me confère un mode de pensés non conventionnel en analyse, conceptualisation, élaboration.
C’est pour ça qu’aujourd’hui, j’accompagne les profils neurosinguliers.
Parce que je suis dans leur monde par mon vécu. Je les comprends. Je les saisis.

Parce que je suis comme elles, comme eux, parce que je les vois.
Je les comprends là où les autres les jugent ou les rejettent.
Et je les guide là où même eux n’osent pas ou ne savent pas aller.
Je les aide à désactiver les schémas émotionnels répétitifs, intégrés depuis l’enfance.
À sortir de l’impulsivité qui leur gâche la vie.
À utiliser leur intensité mentale et émotionnelle à leur avantage car ce n’est pas une malédiction, mais une boussole performante… à condition qu’on sache la lire.

J’ai conçu la méthode Incandescence pour celles et ceux qui ne veulent pas juste comprendre, mais qui veulent des résultats rapides et concrets dans leur quotidien.
Parce qu’un jour, j’ai eu besoin qu’on me dise :
“Laetitia, maintenant tu peux parler.
Tu n’es pas trop.
Tu n’es pas seule.
Et ce que tu ressens a du sens.”

Aujourd’hui, c’est à ces femmes, ces hommes, que j’offre cette stabilité dans leur intensité.

Celles et ceux qui ont tout compris trop tôt, tout porté trop seuls et qui méritent enfin de souffler, de se sentir sereins, sans se trahir.